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Explications :

 

Projet "Airbees" - Ruches sur site Airbus

Dossier de presse

(article complet qui a malheureusement été vidé de son contenu dans une publication en octobre 2015)

Les origines de l’idée

Depuis 2011 la commission Développement Durable du comité d’entreprise « Airbus Staff Council » (AISC) à Airbus SAS Blagnac organise des cours de jardinage pour nos employés et leurs enfants. Les contacts avec les jardiniers et apiculteurs de l’association partenaire à Tournefeuille font naître l’idée de contribuer ensemble au maintien de la biodiversité et à la survie des abeilles.

Un groupe de travail regarde les sites d’Airbus à Blagnac et Toulouse, en coopération avec la direction, le CHSCT et les Moyens Généraux, pour concrétiser le projet “Airbees” :

- La commission signe un contrat avec une apicultrice pour la mise en place et l’entretien des ruches.

- Un terrain sur propriété Airbus en pleine nature est aménagé.

- Dix essaims d’abeilles intègrent mi-avril 2015 leurs ruches.

- Des visites et ateliers pédagogiques commencent, quatre groupes à ce jour.

- Des conférences sur la vie des abeilles au fil des saisons, la pollinisation, les produits de la ruche, la menace de disparition, etc. complètent le tableau.

Pourquoi  tout ça ?

Il est temps de généraliser dans la société civile, dans la vie quotidienne de chacun, et dans le contexte social du milieu de travail et du comité d’entreprise, l’intérêt pour cet insecte si bénéfique pour la planète et pour l’espèce humaine. Selon l’INRA, plus de 80 % des espèces de plantes à fleurs sont pollinisées par les abeilles, un processus absolument essentiel. Pour se reproduire, les plantes ont besoin d’un intermédiaire pour transporter le pollen de la fleur mâle jusqu’au pistil de la fleur femelle. Le vent ou la pluie jouent en partie ce rôle, mais l’essentiel du travail est effectué par des insectes, et surtout les abeilles dites domestiques (Apis Mellifera).

Ce processus naturel s’applique au colza, au sarrasin, aux pommes, salades, carottes, fraises, melon, oignons… en tout 87 familles de plantes cultivées dans le monde pour l’alimentation humaine ! 40 % de notre alimentation pourrait ainsi dépendre des abeilles.

On assiste depuis quelques années à une forte mortalité très inquiétante qui peut mener à la disparition totale des abeilles. Dans certaines régions de Chine, la situation dans les vergers est devenue désespérée. Des ouvriers recueillent le pollen sur les plantes mâles puis, après l’avoir fait sécher, le frottent avec un petit plumeau, fleur par fleur, sur les plantes femelles. Ce difficile travail ne peut pas constituer une solution satisfaisante à terme.

Principal accusé de cette hécatombe : les néonicotinoïdes. Ces produits pesticides altèrent la mémoire des abeilles quand elles butinent des fleurs traitées ou boivent de l’eau dans des flaques contaminées. Elles ne retrouvent plus le chemin de retour à la ruche, ou elles sont troublées au point de ne plus être reconnues par les sentinelles de leur ruche. Leur taux de mortalité passe de 15% par jour dû à l’épuisement naturel, à 25% voire 50% ! Aussi dans la lutte contre leurs prédateurs elles deviennent une proie plus facile du frelon asiatique ou du varroa, un acarien parasite.

Ces substances nocives sont présentes partout dans notre quotidien : pommes de terre, pommes et autres fruits, semences, bois de charpentes …L’autorité européenne de sécurité des aliments tire également la sonnette d’alarme concernant l’exposition à ces produits, et les maladies qui en découlent, allant probablement jusqu’à une affectation du développement de la mémoire des enfants.

En France, les apiculteurs sont très touchés : la production de miel est passée de 35 000 tonnes en 1990 à 15 000 tonnes en 2011, puis 10 000 tonnes en 2014. Depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année et, en 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.

Mais beaucoup d’initiatives voient le jour pour sauver les abeilles. On voit, par exemple, de plus en plus de ruches en ville, endroit épargné par les pesticides.

Sans aller jusqu’à demander à chacun d’installer une ruche dans son jardin, des associations incitent à adopter des comportements favorables aux abeilles : bannir les pesticides ou herbicides, cultiver des plantes mellifères telles que le thym ou la lavande, très appréciées par les butineuses.

C’est dans ce mouvement que s’inscrit notre projet “Airbees”. A travers les instances de l’AISC, de l’entreprise et de ses employés, c’est sous l’impulsion de notre commission Développement Durable, que nous contribuons à la survie des abeilles, dans un sous-bois près du nouveau pôle logistique. Nos hôtes se portent à merveille, une première extraction de miel avec la participation des employés a eu lieu en septembre 2015 !